Premier essai de linogravure


La presse attendait depuis longtemps, 1 an déjà...
J'ai eu la chance à cette époque de découvrir cette presse en fonte dans un vide grenier, moi qui ai baigné dans le monde de l'impression mon cœur c'est mis à battre en la voyant !

L'idéal pour reprendre un domaine dont j'avais été initié il y a plus de dix ans sur l’Île de Chypre à l’école d'art de Limassol, je n'avais jamais pratiqué depuis cette époque. J'ai donc commander le matériel nécessaire, plaques de linoléum, encre et gouges...

Il me restait à choisir un premier modèle pour testé le procéder, et voir si la presse fait son boulot...
Il faut comprendre que ce type de presse est à la base ce que l'on appelle une presse de notaire ou presse à copier. Rien à voir en réalité avec l'imprimerie, d’après mes recherches ces presses en fonte parfois en acier, servaient à copier les lettres notarié manuscrite, par un procédé de papier humide et d'encre communicative.
Cette presse est inventée dès 1780 par James Watt, mais son utilisation se répand aux Etats unis puis en France uniquement vers le 19e siècle. Bien entendu les nouvelles technologie de transfert type papier carbone et autre procéder, laisse de nombreuses presse en fonte un peu partout sans utilités. Mais très vite on y trouve différent intérêts... presse à herbier, presse de reliure, presse d'imprimerie, de linogravure..

Bref, pour mon histoire de linogravure, il fallait vérifier que cette pièce de musée était en état de fonctionnement ! Ne sachant pas réellement bien dessiné, j'ai choisi de partir d'une photographie retravaillé sur ordinateur, mon choix fut finalement rapide, ce fut l'une des photos de ma dernière miniature réalisée dans mon atelier, l'explorateur..  pour voir de quoi il s'agit cliquez ici

Assez original finalement comme sujet... une figurine miniature convertit en linogravure, je crois que je n'ai jamais vu ça... mais pourquoi pas.

Donc direction la table lumineuse pour effectuer une technique de transfert bien manuelle et vieille comme le monde... à l'aide du graphite d'un crayon gras. Pour les petits détails j'ai choisi d'utiliser un porte-mine et je l'ai regretté un peu plus tard, son graphite n'est pas assez gras pour ce transféré proprement sur le linoléum, au final... de petits détails invisible qu'il a fallu redessiné, pour une meilleure visibilité j'ai d'ailleurs choisi de tout reprendre au pinceau feutre.





Le motif étant maintenant bien visible sur la plaque, on utilise des gouges pour sculpté et retiré la matière inutile, tout autour du tracé... De cette façon on crée en quelques sorte un tampon géant ! Bien entendu patience et contrôle de soit obligatoire avec ces outils terriblement tranchant !

Je vous épargne la longueur de l'étape... le résultat me semble correct, et surtout je suis ravi de voir que les gestes et techniques vieille de dix ans, était encore dans ma mémoire !


Le moment fatidique est arrivé... premier encrage de la plaque. Je reste tout de même un débutant en linogravure, autodidacte sur de nombreux points, j’hésite sur la façon de procéder, surtout avec la presse en fonte que je ne connais pas encore... Quelle pression ? Quelle durée ?

Je finis par me lancer dans l'aventure, c'est comme cela que l'on apprend, je test deux papier différents, l'un trop glacé "bave", j'oublie rapidement... l'autre réagi bien, mais est peu être un peu fin pour des linogravures.




Je reste ravi du résultat... surtout pour un premier essai, j'ai appris de nombreuses chose sur la façon de procéder, mauvais encrage, mauvais centrage dans la presse... je devrais également préparer les supports papier dans le format adéquat. Je me suis également fait avoir par l'effet miroir du procéder, que je connaissait pourtant ! L'image est en fait dans le sens inverse souhaité à la base ! Erreur de débutant !

Je pense que cela reste prometteur, je vais faire quelques recherche sur le net, et faire ensuite d'autres tests.
à suivre....

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